La peur, maladive, qui vous plonge dans un état de torpeur permanent. Échappant à la réalité sous le joug d'un mal-être gênant. Ne plus rien comprendre, ne plus rien entendre, quand la voûte crânienne s'avère être une prison. Une vision emplie de noirceur. Une âme en supplément faite de vomissures. Le jour, la nuit. De puissantes crises d'angoisses mélangeant les pensées et les mots. Delirium intense. Des vertiges à ne plus connaître le silence, à jamais. Quand trois voix abrutissantes s'acharnant dans le crâne en hurlant, prenant toute la place sous l'ombre d'une torture chinoise. Un goutte à goutte lancinant, emportant l'esprit. Une profonde tristesse, impalpable, invisible Pendant vingt-cinq malheureuses années.
Une schizophrénie
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